En 2025, l’écosystème des startups africaines a connu un redressement vigoureux en matière de levée de fonds, marquant un tournant significatif après deux années de déclin. À mi-parcours de l’année, les startups avaient sécurisé plus de 1,4 milliard de dollars grâce à des transactions dépassant les 100 000 dollars, avec le seul mois de juin contribuant à hauteur de 365 millions de dollars. Cela représentait une augmentation de 78 % par rapport à la première moitié de 2024, où 800 millions de dollars avaient été levés.
Au 9 décembre, l’écosystème avait non seulement dépassé la performance de 2024, mais aussi les niveaux enregistrés en 2023. Le financement total était prévu pour dépasser les 3 milliards de dollars pour l’année, signalant un changement positif après des années consécutives de déclin. Le financement par actions et les activités sur les marchés publics ont également connu des améliorations, soulignées par les deux premières introductions en bourse en novembre et des activités de sortie significatives, telles que l’acquisition de Walletdoc pour plus de 23 millions de dollars.
La résurgence des financements a été attribuée à une reprise du flux de transactions plutôt qu’à des investissements isolés de grande envergure. Au cours des cinq premiers mois, les startups ont levé plus de 1 milliard de dollars, contre 750 millions de dollars au cours de la même période en 2024, indiquant un élan plus fort dès le début de l’année.
Le secteur de la fintech a continué de dominer le paysage du financement, représentant environ 45 % de tous les financements divulgués au cours de la première moitié de l’année, attirant environ 640 millions de dollars. Cette tendance a persisté malgré une volatilité plus large du marché. La distribution du capital entre les pays est devenue plus équilibrée, avec le Nigeria, l’Égypte, le Kenya et l’Afrique du Sud émergeant comme principaux bénéficiaires de financements.
Dans l’ensemble, ces développements suggèrent que, bien que les conditions de levée de fonds restent sélectives, la confiance des investisseurs revient progressivement sur la scène des startups africaines.

