En 2026, l’Union européenne prévoit de renforcer sa souveraineté numérique dans le secteur du cloud, grâce à des investissements significatifs et des initiatives telles que la loi sur le développement du cloud et de l’IA. L’objectif est de tripler la capacité des centres de données européens au cours des 5 à 7 prochaines années. Le rapport sur les tendances technologiques 2026 met en lumière la croissance de l’informatique en nuage et en périphérie, avec un marché mondial de l’informatique en périphérie qui devrait passer de 23,65 milliards de dollars en 2024 à 327,79 milliards de dollars d’ici 2033. D’ici 2030, la Commission européenne anticipe que 75 % des entreprises européennes utiliseront des technologies cloud-edge.
L’essor de l’intelligence artificielle générative redéfinit le marché du cloud, incitant à des investissements dans du matériel spécialisé tel que les GPU et les puces IA. Le superordinateur LUMI en Europe illustre cette tendance, facilitant des recherches approfondies en IA, climat et santé.
Malgré ces efforts, les géants technologiques américains comme Amazon, Microsoft et Google continuent de dominer le marché européen du cloud, détenant environ 85 % des parts de marché. Pour contrer cela, l’Europe prend des mesures pour reprendre le contrôle, notamment avec la proposition de loi sur le développement du cloud et de l’IA prévue pour 2025. Des initiatives comme le Cloud européen pour la science ouverte et Gaia-X s’alignent sur les valeurs européennes, offrant des environnements numériques sécurisés.
Aux Pays-Bas, un banc d’essai national Gaia-X est en cours de développement pour explorer de nouvelles méthodes de collaboration dans le cloud, alors que les organisations européennes remettent de plus en plus en question leur dépendance vis-à-vis des fournisseurs de cloud américains.

