Dans une violation significative de la sécurité industrielle, dix anciens employés de Samsung ont été arrêtés pour avoir divulgué la technologie de pointe de la société en matière de DRAM de classe 10 nanomètres à la Chine. Cette technologie, développée sur cinq ans avec un investissement de 1,6 trillion de wons, était un secret jalousement gardé et un atout national pour la Corée du Sud. Cependant, elle a été illicitement acquise par ChangXin Memory Technologies (CXMT), permettant à l’entreprise chinoise de commencer à produire des puces DRAM similaires dès 2023. Cet incident aurait coûté à Samsung environ 5 trillions de wons et infligé un impact économique bien plus important à la Corée du Sud.
Le bureau du procureur du district central de Séoul a inculpé ces individus, dont cinq sont d’anciens employés de Samsung, en vertu des lois relatives à la concurrence déloyale et à la protection des technologies industrielles. Les cinq autres, y compris des membres de l’équipe de développement de CXMT, ont été inculpés sans détention.
Le transfert illégal de technologie a commencé lorsque CXMT, fondée en 2016, a embauché un ancien chef de département de Samsung pour diriger ses efforts de développement. Cet individu, avec une équipe comprenant d’anciens chercheurs de Samsung, a accédé à la technologie de processus DRAM 18nm de Samsung par l’intermédiaire d’un autre ex-employé chez CXMT. La technologie a été minutieusement copiée à la main puis transmise à CXMT, où elle a été adaptée pour être utilisée avec l’équipement de fabrication chinois entre 2018 et 2023.
La Corée du Sud a promis de prendre des mesures strictes contre ceux qui compromettent ses avancées technologiques, réaffirmant son engagement à protéger les secrets industriels nationaux.

