Nvidia reste dans l’incertitude quant à la vente de ses puces H200 en Chine, n’ayant pas encore généré de revenus à partir de ces ventes. Bien que la société ait reçu l’approbation de Washington pour expédier ces produits à des clients chinois, Colette Kress, vice-présidente exécutive de Nvidia, a exprimé des doutes sur la possibilité que ces importations soient effectivement autorisées dans le pays. Cette incertitude perdure malgré une demande mondiale sans précédent pour les processeurs de centres de données de Nvidia. La situation est d’autant plus complexe en raison des tensions géopolitiques, l’entreprise se retrouvant prise entre les contrôles à l’exportation américains et les efforts de la Chine pour renforcer sa propre industrie des semi-conducteurs. Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, s’est récemment rendu en Chine en compagnie du président américain Donald Trump, mais Pékin n’a pas encore approuvé l’achat des puces H200. Malgré ces défis, la performance financière de Nvidia a dépassé les attentes, avec un chiffre d’affaires déclaré de 81,6 milliards de dollars pour le trimestre, ce qui représente une augmentation de 85 % par rapport à l’année précédente et une hausse de 20 % par rapport au trimestre précédent.

