Un spécialiste de la cybersécurité met en lumière le risque croissant d’exploitation cybernétique auquel sont confrontés les Nigérians en raison d’un manque de compréhension de la protection des données personnelles. De nombreux internautes continuent de partager des informations sensibles de manière imprudente, sans réaliser comment les cybercriminels peuvent utiliser ces détails pour lancer des attaques. Les attaquants collectent souvent des noms, des numéros de téléphone et des activités sur les réseaux sociaux pour profiler et cibler leurs victimes. Une idée fausse répandue parmi de nombreux Nigérians est que les informations personnelles telles que les certificats, les numéros de téléphone et les adresses e-mail sont insignifiantes, malgré leurs implications en matière de sécurité. Des cas de fuites de dossiers personnels utilisés pour des activités non autorisées ont été signalés. Les entreprises sont également critiquées pour collecter des informations clients excessives sans objectifs clairs ni mesures de protection adéquates. De nombreuses organisations recueillent des données personnelles simplement en imitant d’autres, sans reconnaître les risques associés. Les petites entreprises opérant sur les plateformes de réseaux sociaux manquent souvent de systèmes de conformité structurés et peuvent ne pas comprendre pleinement leurs obligations en vertu des réglementations sur la protection des données. La sensibilisation du public reste faible, les individus partageant fréquemment des détails personnels pour de petites incitations. Un appel est lancé pour des campagnes de sensibilisation plus fortes à la base afin d’éduquer les citoyens et les entreprises sur la gestion responsable des données et la sécurité en ligne, ainsi qu’une meilleure application des lois sur la protection des données et une sensibilisation accrue du public sur le signalement des violations et la protection des droits numériques. Les organisations sont encouragées à considérer la protection des données des clients comme une responsabilité de service, et non simplement comme une exigence légale.

