Mira Murati, ancienne directrice technique d’OpenAI, a marqué un retour remarqué sur la scène publique lors de l’événement Bloomberg Tech 2026 à San Francisco, après une absence de 18 mois. Elle a présenté sa nouvelle entreprise, Thinking Machines Lab, une startup spécialisée dans l’intelligence artificielle qu’elle a cofondée et qu’elle dirige désormais en tant que PDG. La société, qui a débuté avec une valorisation de 10 milliards de dollars et un tour de table record de 2 milliards de dollars, est actuellement en pourparlers pour porter sa valorisation à 50 milliards de dollars.
Thinking Machines Lab a reçu un soutien considérable, notamment grâce à un accord pluriannuel d’approvisionnement en puces avec Nvidia pour leurs futurs accélérateurs Vera Rubin, ainsi qu’un partenariat avec Google Cloud. L’entreprise se concentre sur le développement de “modèles d’interaction” pour un dialogue continu et en temps réel entre humains et IA, visant une latence de 200 millisecondes.
Leur premier produit, Tinker, est une API permettant d’affiner les modèles d’IA open source, ce qui les distingue des écosystèmes plus fermés comme celui d’OpenAI. Murati souligne l’importance de la supervision humaine dans le développement de l’IA, s’inspirant de son expérience chez OpenAI.
Malgré des départs de talents, certains membres de l’équipe retournant chez OpenAI ou rejoignant Meta, Murati reste concentrée sur l’orientation technique et l’importance de la collaboration en temps réel entre humains et IA. Le partenariat avec Nvidia positionne Thinking Machines comme un acteur majeur dans le secteur de l’IA. L’issue des discussions de financement en cours pourrait confirmer le potentiel d’un grand laboratoire indépendant d’IA en dehors des géants technologiques dominants.

