La division mobile de Samsung fait face à des défis majeurs, non pas en raison d’un manque d’intérêt des consommateurs pour ses téléphones, mais à cause de l’augmentation des coûts des composants, notamment des puces mémoire, ce qui érode les marges bénéficiaires. Samsung Securities prévoit que la division pourrait subir des pertes annuelles au cours des trois prochaines années, avec une perte d’exploitation pouvant atteindre 3,85 milliards de dollars en 2026 et s’élevant à 10 milliards de dollars en 2027. D’ici 2028, les pertes cumulées pourraient dépasser 16 milliards de dollars.
Cette pression financière est attribuée à la forte hausse des prix des puces mémoire, stimulée par une demande insatiable en intelligence artificielle, faisant passer la contribution de ces puces aux coûts de fabrication des smartphones de 14 % début 2025 à 40 % à la mi-2026. D’autres composants tels que les chipsets, les batteries et les écrans sont également devenus plus coûteux, comprimant davantage la rentabilité de la division.
La pénurie de puces mémoire devrait persister jusqu’en 2027, voire 2028, limitant la capacité de Samsung à compenser les coûts sans risquer une baisse des ventes en raison de la hausse des prix des appareils. Pendant ce temps, la division des semi-conducteurs de Samsung prospère, tirant parti des prix élevés des puces mémoire et contribuant de manière significative à la solide performance financière de l’entreprise, avec des primes substantielles pour les employés provoquant des tensions internes.
La lutte de la division mobile contraste fortement avec le succès de la division des semi-conducteurs, mettant en évidence les tensions internes alors que l’entreprise navigue dans ce paysage difficile. Les perspectives restent incertaines, avec l’espoir d’une amélioration future de l’approvisionnement en mémoire et d’une stabilisation de la demande au-delà de 2028.

