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Telecom

Smartphones au Kenya : 52,26 millions d’appareils connectés en juin 2026

Le nombre de smartphones connectés aux réseaux mobiles du Kenya a atteint 52,26 millions à la fin juin 2026, au terme du quatrième trimestre de l’année financière 2025/26. Il s’agit d’une hausse de 4,2 % par rapport aux 50,18 millions enregistrés en mars, tandis que les connexions sur téléphones basiques ont reculé de 3,9 % pour s’établir à 27,42 millions.

Au total, le pays comptait 79,68 millions d’appareils mobiles connectés fin juin, les smartphones représentant 65,6 % de cette base. La part des smartphones a donc encore progressé au cours du trimestre, alors que le nombre total d’appareils connectés n’a augmenté que modestement.

Smartphones et migration vers 4G/5G

La hausse des connexions smartphones prolonge une tendance observée au trimestre précédent : entre janvier et mars, les smartphones étaient passés de 48,73 millions à 50,18 millions tandis que les feature phones déclinaient de 29,62 millions à 28,53 millions. Sur les trois mois suivants, la base smartphone a gagné 2,09 millions de connexions et la base feature-phone en a perdu 1,11 million.

L’Autorité des communications (CA) attribue cette adoption accrue des smartphones à l’extension des réseaux 4G et 5G. Le type d’appareil change la nature des services accessibles : applications, vidéo, services cloud et paiements numériques nécessitent une connexion de données persistante, ce qui fait du smartphone une composante centrale du développement du haut débit mobile au Kenya.

Usage des données, voix et SMS

Les abonnements au haut débit mobile ont atteint 54,93 millions en juin, soit une progression de 3,9 % par rapport à 52,85 millions en mars. Le nombre total d’abonnements aux services de données mobiles est monté à 64,26 millions, en hausse de 2,6 % sur le trimestre, et de 9,7 % en glissement annuel (58,6 millions en juin 2025). La CA indique que le haut débit mobile représentait 85,5 % des abonnements aux données, le 4G restant la technologie la plus largement adoptée.

Le marché 5G grandit rapidement mais reste nettement plus petit que le 4G : la CA rapporte environ 2,1 millions d’abonnements 5G en juin, contre environ 1,2 million un an plus tôt, tandis que le 4G comptait environ 48 millions d’abonnements. La consommation moyenne mensuelle de données était d’environ 64,4 Go pour un abonnement 5G, contre 15,8 Go sur 4G et 8,3 Go sur 3G. La CA précise que le chiffre de 64,4 Go est une moyenne parmi les abonnements 5G et ne doit pas être interprété comme la consommation typique de l’ensemble des utilisateurs.

Sur la voix et les SMS, la croissance des données n’a pas rendu ces services marginaux : le trafic vocal mobile national a atteint 33,01 milliards de minutes au cours du trimestre avril-juin, en hausse de 2,2 % par rapport aux 32,31 milliards du trimestre précédent. Le trafic SMS national est passé de 13,98 milliards à 14,12 milliards de messages sur la même période. Sur l’ensemble de l’année financière 2025/26, le trafic vocal national a totalisé 126,7 milliards de minutes, en hausse de 13,6 % par rapport à 111,6 milliards l’année précédente, alors que le trafic SMS a légèrement diminué de 0,3 % à 57,1 milliards de messages.

La CA attribue la baisse annuelle des SMS principalement au recours accru aux services de messagerie sur IP (over‑the‑top) comme WhatsApp. Les moyennes par abonnement ont aussi légèrement baissé : la voix mensuelle moyenne est passée de 128,1 minutes en Q3 à 125,1 minutes en Q4, et le nombre moyen mensuel de SMS est passé de 55,4 à 53,5.

Le rapport montre en outre un déplacement des usages : la consommation sur les réseaux 3G continue de diminuer au profit des trafics 4G et 5G, tandis que la base de feature phones décroît au profit des smartphones.

Enfin, sur le plan concurrentiel, Safaricom détenait 69,8 % des abonnements mobiles et 64,4 % des abonnements au haut débit mobile à la fin juin, Airtel restant l’autre opérateur mobile majeur. La CA précise que ses chiffres sont des statistiques côté offre, produites à partir des déclarations des opérateurs et prestataires licenciés, et ne doivent pas être interprétés comme un décompte direct des individus : plusieurs cartes SIM ou abonnements peuvent appartenir à une même personne et le rapport ne contient pas de données côté demande issues des ménages.

Même avec cette réserve méthodologique, la direction est nette : le marché mobile kényan devient de plus en plus centré sur les smartphones et la connectivité haut débit, tandis que la voix et les SMS conservent un rôle significatif dans un environnement dominé par la data.

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