HoneyCoin, une startup fintech kenyane, a levé 4,9 millions de dollars lors d’un tour de financement pour s’étendre sur de nouveaux marchés en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Basée à Nairobi, l’entreprise développe des infrastructures de paiement reposant sur des stablecoins, avec pour objectif de réduire les délais de règlement et les frais élevés associés aux transactions transfrontalières en Afrique. Grâce à son réseau, HoneyCoin permet aux entreprises de transférer des fonds en quelques heures plutôt qu’en plusieurs jours, tout en abaissant les coûts.
David Nandwa, fondateur et PDG, a déclaré que l’entreprise est rentable depuis deux ans et aspire à transformer la manière dont l’argent est déplacé et géré à l’échelle mondiale. Actuellement, HoneyCoin traite 150 millions de dollars de transactions mensuelles pour 350 clients d’entreprise et 326 000 consommateurs directs. La majorité de ses revenus provient des services de règlement et d’acquisition B2B.
Avec cette nouvelle levée de fonds, HoneyCoin prévoit de recruter des cadres supérieurs, d’obtenir davantage de licences et de s’étendre dans plusieurs pays africains ainsi que sur des marchés émergents. Son infrastructure permet des règlements le jour même grâce à une technologie de matching alimentée par des stablecoins.
La startup, qui détient diverses licences en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique, prévoit de lancer plusieurs nouveaux produits d’ici 2025, parmi lesquels une carte de débit adossée à des stablecoins et une solution de liquidité transfrontalière pour les entreprises africaines. HoneyCoin se positionne comme un acteur clé dans le domaine des paiements transfrontaliers B2B en Afrique, face à des concurrents tels que VertoFX et Nala.

