L’Université Carnegie Mellon a rétabli la tradition de peindre une clôture sur le campus, symbole de la liberté d’expression, après une suspension temporaire. Cette décision intervient à la suite de manifestations d’étudiants qui avaient peint des messages s’opposant à la visite du président Donald Trump pour un sommet sur l’énergie et l’intelligence artificielle. L’université avait initialement supprimé ces messages, invoquant des préoccupations concernant un contenu polarisé. En réponse, les étudiants ont exprimé leurs craintes de censure et ont érigé une seconde clôture affichant des messages antérieurs. Le président de l’université, Farnam Jahanian, a présenté ses excuses pour ne pas avoir abordé l’impact des discussions sur les agressions sexuelles et a annoncé la création d’un groupe de travail pour évaluer le rôle de la clôture. Le gouvernement étudiant a relevé des problèmes de confusion et de confiance, prévoyant d’organiser des réunions publiques pour répondre aux préoccupations. Bien que certains étudiants soient optimistes quant à la restauration de la tradition, d’autres restent méfiants face à une éventuelle censure future.

