En 2025, les startups africaines ont connu un rebond significatif, levant plus de 3,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 59 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance a marqué un tournant vers des investissements axés sur les infrastructures, s’éloignant des projets centrés sur le consommateur. L’année a vu un écosystème de startups se renforcer, avec une confiance accrue des investisseurs dans des modèles d’affaires durables.
Le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Égypte ont dominé le paysage du financement, représentant 85,7 % du total. L’année a débuté en force avec un mois de janvier où 289 millions de dollars ont été levés, soit une augmentation de 240 % par rapport à l’année précédente. Parmi les transactions notables, PowerGen a levé 50 millions de dollars dans le secteur des énergies renouvelables et LemFi a obtenu 53 millions de dollars pour son expansion.
À la fin de l’année, les financements ont explosé, avec une activité significative en octobre et novembre. Les introductions en bourse majeures de la tech africaine ont été marquées par Optasia en Afrique du Sud et Cash Plus au Maroc, levant respectivement 345 millions de dollars et 82,5 millions de dollars, signalant un moment charnière pour les sorties technologiques en Afrique.
Le financement par dette est apparu comme une tendance clé, dépassant pour la première fois le milliard de dollars, porté par des startups aux flux de trésorerie fiables. Le secteur de l’énergie propre au Kenya a mené ce mouvement, avec Sun King et d.light concluant d’importants accords.
Dans un changement notable, l’énergie propre a dépassé la fintech en tant que secteur le plus financé au troisième trimestre 2025, représentant 53 % des investissements. Le Kenya était à l’avant-garde, avec l’énergie propre constituant 46 % de ses financements, soutenu par des politiques réglementaires favorables à l’énergie renouvelable.
Malgré le déclin de la domination de la fintech, ce secteur est resté vital, levant plus d’un milliard de dollars en septembre. Le Nigeria a continué de mener le financement de la fintech, maintenant sa position de leader sur le continent.

