Encourager l’investissement privé dans une économie mondiale résiliente face au climat nécessite avant tout de modifier les perceptions. Les marchés émergents sont souvent perçus comme risqués, pourtant leurs taux de défaut sont comparables à ceux des économies avancées. Les financements publics peuvent contribuer à changer cette perception en absorbant une partie des risques, réduisant ainsi le coût du capital pour les projets de transition énergétique. Le capital philanthropique et concessionnel joue un rôle crucial en soutenant l’innovation précoce et en aidant les projets à atteindre une viabilité commerciale. Pour accroître les investissements, il est essentiel de réformer l’environnement en garantissant la certitude des politiques, la transparence juridique et des mécanismes de couverture de change. Actuellement, le financement public mobilise le capital privé à un ratio de 0,2 à 0,4, mais pour combler cet écart, ce ratio devrait atteindre 1,2. Cela transformerait le financement climatique d’un défi budgétaire en une opportunité d’investissement pour les fonds de pension et les fonds souverains.

