Nothing se retrouve au centre de rumeurs selon lesquelles le constructeur de smartphones londonien envisagerait de se retirer d’au moins une douzaine de marchés internationaux et de réduire significativement ses effectifs, une décision qui, si elle se confirme, marquerait un net revirement stratégique après ses récentes annonces d’expansion.
## Les mesures évoquées et leur portée
Des rapports en provenance d’Inde affirment que Nothing considère un retrait de 12 marchés ou plus, visant notamment le Japon, une partie du Moyen-Orient et certains pays européens. Les mêmes sources évoquent une réduction globale des effectifs d’environ 40 %, une baisse des équipes de recherche et développement d’environ 50 % en Chine et de 30–40 % au Royaume‑Uni. Les chiffres de ventes cités indiquent par ailleurs environ 20 000 unités expédiées du Phone (4b) depuis son lancement et près de 150 000 unités cumulées pour les Phone (4a) et Phone (4a) Pro. Rien de tout cela n’a été confirmé publiquement par l’entreprise; ces éléments doivent donc être considérés comme des allégations non vérifiées.
## Un contraste avec l’expansion récente et la dynamique en Inde
Ces rumeurs interviennent peu après l’entrée officielle de Nothing au Kenya, via un partenariat de distribution locale, et après des déclarations de la direction plaçant l’Afrique de l’Est comme point de départ d’un déploiement plus large dans la région. Parallèlement, des données de marché récentes montrent que Nothing a enregistré une forte progression en Inde au deuxième trimestre 2026, avec une hausse annuelle de 105 %, portée par la demande pour la série Phone (4a) et des initiatives marketing à forte visibilité. Ces performances locales n’invalident pas toutefois des difficultés sur d’autres marchés, où les coûts et la concurrence peuvent rendre une présence internationale plus coûteuse à maintenir.
## Contexte industriel et contraintes opérationnelles
Plusieurs facteurs macroéconomiques pèsent sur des acteurs de taille intermédiaire comme Nothing : la hausse du prix des composants depuis fin 2025, notamment de la mémoire, réduit les marges, tandis que les grands groupes peuvent absorber ces hausses grâce à des volumes et des accords fournisseurs supérieurs. La situation est d’autant plus délicate pour une société indépendante qui ne bénéficie pas de l’intégration industrielle dont profitent certains concurrents. Le constructeur a déjà ajusté sa feuille de route produit : la co‑direction a confirmé que la marque dérivée CMF ne lancera pas de nouveau smartphone en 2026, et un cadre senior associé à cette activité a quitté l’entreprise.
## Comparaison opérationnelle avec quelques pairs
La période coïncide avec des restructurations annoncées par d’autres acteurs internationaux, dont des retraits ou des réorganisations en Amérique du Nord et en Europe. Certaines marques plus intégrées à de grands

