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Cybersécurité

C-Track : des dossiers judiciaires de l’Ontario compromis lors d’un piratage

Les chefs de justice de l’Ontario ont averti le 2 septembre que des informations personnelles de personnes impliquées dans le système judiciaire provincial pourraient avoir été volées lors d’une attaque informatique visant la plateforme C-Track, détenue par Thomson Reuters Canada Limited.

La société a détecté une « activité non autorisée » dans l’un de ses environnements cloud le 30 juin et, au cours de son enquête, a déterminé que l’intrusion avait débuté en mars. Les dossiers liés à la Cour d’appel de l’Ontario, à la Cour supérieure de justice de l’Ontario et à la Cour de justice de l’Ontario ont été obtenus par « une partie non autorisée », précise la société, en ajoutant que l’incident n’a pas été causé par les réseaux ou la sécurité des cours.

Portée de la compromission et données potentiellement exposées

Certaines informations confidentielles, expurgées ou scellées « peuvent avoir été affectées pour certaines cours », indique la société sur le site qu’elle a mis en place au sujet de l’incident. Des noms et d’autres renseignements personnels ont pu être consultés, sans précision sur la nature exacte des données ni sur le nombre d’enregistrements touchés ni sur la période couverte.

La société indique avoir renforcé les mesures de cybersécurité pour mieux protéger les systèmes et les données C-Track. Elle affirme également que « nos produits et services restent pleinement opérationnels et peuvent continuer à être utilisés ». Un centre d’appels a été ouvert pour répondre aux demandes et une surveillance du crédit est proposée aux personnes affectées. La société n’a pas fourni d’estimation du nombre d’Ontariens potentiellement vulnérables et un porte-parole n’était pas disponible pour une entrevue.

États-Unis et autres juridictions touchés par la même attaque

Le même incident a touché des systèmes judiciaires utilisant C-Track aux États-Unis, notamment en Alabama, Pennsylvanie, Kentucky, Montana, Nevada, Dakota du Nord, Caroline du Sud, Tennessee, Ohio, New Hampshire et Wyoming, ainsi que les îles Vierges américaines. Un site dédié aux personnes affectées aux États-Unis indique que des informations telles que des numéros de permis de conduire, des numéros de sécurité sociale et des données médicales peuvent avoir été consultées.

La Judicial Branch du New Hampshire précise que les dossiers de son système affectés par la brèche couvrent la période 2002–2015.

Réaction des chefs de justice de l’Ontario

Le communiqué conjoint des chefs de justice Michael H. Tulloch, Patrick J. Boucher et Sharon M. Nicklas souligne l’incertitude persistante quant au contenu exact des fichiers qui ont pu être consultés et rappelle que « si des personnes ont été impliquées dans des procédures judiciaires ou mentionnées dans des documents de cour, il est possible que certaines informations personnelles les concernant aient été impliquées dans l’incident ». Ils affirment par ailleurs être « engagés à la transparence » et indiquent que leur priorité est d’assurer le soutien aux personnes potentiellement touchées, de protéger les informations confiées aux tribunaux et de collaborer avec le gouvernement de l’Ontario pour renforcer la sécurité et réduire le risque de récidive.

La version audio de cet article est générée par une technologie basée sur l’IA; des erreurs de prononciation peuvent survenir.

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