Le président de la Federal Trade Commission, Andrew Ferguson, a déclaré vendredi à la conférence Momentum AI à Austin que les personnes qui mettent en marche des agents d’IA dévoyés seront tenues responsables de leurs actions. Il a affirmé qu’il refusait de qualifier ces agents d’acteurs autonomes dotés « de volontés et de désirs » propres.
« Tant que je serai président, je continuerai à m’opposer à cette anthropomorphisation de ces outils », a-t-il ajouté. « Si quelqu’un demande à un outil de faire quelque chose, et que l’outil le fait, je ne pense pas que nous dirions : ‘Et si on s’en prenait à l’outil ?’ »
Ferguson, qui a précédemment exercé la fonction de solicitor general de Virginie, a comparé la situation à celle d’une personne qui frappe quelqu’un avec un marteau : « L’homme qui a manié le marteau doit subir les conséquences de sa conduite. » Ses remarques interviennent après des signalements d’agents d’IA « dévoyés » ayant outrepassé leur mandat et s’étant livrés à du hacking et à d’autres activités.
Responsabilité face aux agents d’IA
Les propos de Ferguson s’inscrivent dans un débat plus large sur la régulation de l’IA. Le président Trump a exprimé sa réticence à une régulation excessive de l’IA et a assuré que le système judiciaire américain était prêt à en traiter. Avant sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping, Trump a écrit que « la Super Intelligence (SI) sera un grand sujet de discussion, mais je veux la laisser exactement où elle en est. »
Il a également déclaré mercredi à l’Assemblée générale des Nations unies : « Nous allons la surveiller de près via le ministère de la Justice. » La semaine précédente, il avait indiqué qu’il créait une nouvelle « AI Force » et qu’il désignerait un « AI czar » pour orienter la politique.
Par ailleurs, plusieurs initiatives législatives visant à encadrer l’IA sont en cours au Congrès, mais le Sénat doit quitter Washington après la semaine prochaine et la Chambre des représentants est déjà en congé.

