Orange Quantum Systems (OrangeQS), une spin-off basée à Delft issue de TNO et QuTech, a conclu la deuxième phase de son tour de financement d’amorçage, atteignant 15 millions d’euros (17,6 millions de dollars USD). Cette extension, menée par le Fonds du Conseil européen de l’innovation (EIC), fait suite à une clôture de 12 millions d’euros en juin 2025 et inclut la participation de QDNL Participations, un investisseur de premier stade. Les fonds serviront à accélérer le développement technique de la gamme de produits OrangeQS MAX, un système automatisé conçu pour caractériser des puces quantiques de 100 qubits ou plus. Zeina Chebli, du Fonds EIC, a rejoint le conseil d’administration de l’entreprise à la suite de cet investissement.
Parallèlement, l’entreprise a lancé le programme de partenariat OrangeQS MAX pour aligner son développement matériel avec les fabricants de puces industriels. Parmi les premiers participants figurent Rigetti Computing, QuantWare et Peak Quantum. Ce programme offre un cadre permettant aux partenaires d’influencer la feuille de route technologique pour les tests cryogéniques parallèles et non destructifs, tout en préservant la propriété intellectuelle individuelle. Les objectifs techniques incluent la réduction du cycle de test des puces à qubits supraconducteurs et à spin de plusieurs mois à quelques heures grâce à des diagnostics automatisés.
OrangeQS a également publié un livre blanc détaillant les exigences pour les “fonderies quantiques sombres” — des environnements de fabrication hautement automatisés utilisant des capteurs virtuels pilotés par l’IA pour surveiller la production. Ce cadre vise à combler le “fossé d’observabilité” dans la fabrication quantique, où les métriques de performance sont généralement accessibles uniquement via des tests coûteux à température milli-Kelvin. Le portefeuille de produits de l’entreprise, comprenant les plateformes MAX et FLEX ainsi que le système d’exploitation open-source Juice, est actuellement utilisé par des organisations telles que IQM, le Laboratoire national de Berkeley et l’Institut de technologie de Karlsruhe.

