L’essor technologique de la Chine ouvre de nouvelles possibilités pour la transformation numérique des pays en développement, selon Abdel‑Wahab Ghoneim, vice‑président de la Fédération arabe pour l’économie numérique et conseiller en transformation numérique auprès du gouvernement égyptien. Dans une interview récente, il a mis en avant le rôle croissant de la Chine dans la recherche appliquée, les technologies intelligentes et l’intelligence artificielle (IA), et les leçons concrètes que ces progrès peuvent offrir à des économies comme celle de l’Égypte.
## Pourquoi l’essor technologique de la Chine attire l’attention
Ghoneim identifie trois facteurs clés derrière cette montée : un lien étroit entre recherche scientifique et industrie, un déploiement massif de technologies avancées (IA, calcul haute performance, semi‑conducteurs) et un soutien étatique structuré à la recherche, à la fabrication et à l’investissement. Pour lui, ces éléments combinés expliquent pourquoi « une grande partie des recherches scientifiques sérieuses aujourd’hui provient de Chine », notamment dans les applications d’IA.
## Batteries et véhicules électriques : un signal pour les pays en développement
La distinction accordée en Chine à des travaux sur les batteries lithium—récompensés parmi les prix d’État de la science et de la technologie—est interprétée comme un message stratégique. Ghoneim souligne que les batteries forment désormais « l’ossature du développement durable », indispensables au stockage des énergies solaire et éolienne et à l’essor des véhicules électriques (VE). L’évolution du secteur chinois de l’automobile électrique, passé du rattrapage à une position de leader mondial, constitue selon lui un modèle et une opportunité de coopération industrielle.
## Opportunités concrètes pour l’Égypte
L’expert évoque des pistes pratiques : attirer des fabricants chinois de puces et d’équipements électroniques pour implanter des usines en Égypte, en offrant des incitations compétitives. Il cite aussi les ressources locales susceptibles d’intéresser l’industrie avancée, notamment des réserves de sable de silice de haute pureté et de sable noir riche en minéraux, indispensables à certaines filières de fabrication.
## Projets bilatéraux déjà en place
Ghoneim rappelle des exemples de coopération existante entre l’Égypte et la Chine qui traduisent une confiance technologique : un centre gouvernemental de données et d’informatique en nuage, la collaboration de Huawei sur la 5G dans la nouvelle capitale administrative égyptienne, et la zone de coopération économique et commerciale Chine‑Égypte TEDA au niveau du canal de Suez. Ces projets servent, selon lui, de base pour élargir les partenariats industriels et de recherche.
## Formation et gouvernance de l’IA : initiatives internationales
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