Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé le 17 juillet à Shanghai à une gouvernance mondiale de l’IA pour éviter que la technologie n’accentue les inégalités et ne concentre le pouvoir entre quelques pays et entreprises.
## Un appel à une gouvernance inclusive de l’IA
S’exprimant à l’ouverture de la World Artificial Intelligence Conference, Guterres a insisté : « La technologie qui façonnera l’avenir de l’humanité doit être façonnée par toute l’humanité. » Il a remercié la Chine d’avoir organisé le rassemblement et a cité le Global Digital Compact comme preuve que « ni un petit nombre de pays ni un petit nombre d’entreprises ne devraient gouverner l’avenir de cette technologie ». Pour lui, « chaque nation a besoin d’une place à la table ».
## Risques d’inégalités et fracture numérique
Guterres a souligné que l’IA peut constituer « la plus grande opportunité du XXIe siècle — ou l’un de ses plus grands risques ». Il a alerté sur le risque que l’IA amplifie les inégalités : « La puissance de calcul, les ressources de données et l’expertise technique restent concentrées. Des centaines de milliards de dollars d’investissements privés affluent vers l’intelligence artificielle – tandis que de nombreux pays en développement n’obtiennent qu’un filet. » Il a rappelé qu’un tiers de l’humanité reste encore hors ligne, ce qui renforce le danger d’un élargissement des écarts entre Nord et Sud.
## Normes, droits humains et sécurité
Le chef de l’ONU a réclamé des règles transfrontalières fondées sur le droit international : « Les systèmes qui traversent les frontières ont besoin de normes qui traversent les frontières. Nous avons besoin d’approches communes pour les tests, l’évaluation des risques et la responsabilité. » Il a aussi insisté sur la préservation des droits humains et sur le maintien du contrôle humain dans « chaque décision de vie ou de mort ». S’agissant des usages par les mineurs, il a été catégorique : aucun système d’IA ne devrait être confié à un enfant avant d’avoir été prouvé sûr.
## Environnement : transparence et transition énergétique
Guterres a également appelé les entreprises d’IA à publier l’impact environnemental de leurs systèmes. Il a expliqué que l’IA peut accélérer la transition énergétique — gestion des réseaux, intégration des renouvelables, réduction des pertes — mais que ses besoins croissants en énergie, eau et terres « doivent être mis au grand jour ». Il a demandé à « chaque grande entreprise d’IA » de divulguer son empreinte environnement

