Martin Chavez, vice-président de Sixth Street, a vivement critiqué la réglementation actuelle des États-Unis sur l’intelligence artificielle, la qualifiant de “problématique et incohérente”. Lors de la conférence Reuters Momentum AI à Londres, il a souligné que les restrictions imposées de manière ponctuelle à chaque nouveau modèle d’IA rendent le processus décisionnel opaque. Chavez propose l’adoption d’un cadre réglementaire transparent, similaire aux tests de résistance instaurés après la crise financière mondiale, afin de mieux encadrer le développement de l’IA.
Chavez a comparé la situation actuelle à celle des crises financières passées, déplorant une approche réactive où la réglementation n’intervient qu’après un incident. Il prône l’application d’un modèle de tests de résistance, déjà utilisé dans le secteur financier, pour garantir la sécurité dans le développement et le déploiement de l’IA.
Les récentes décisions du gouvernement américain, telles que la suspension de l’accès aux modèles avancés d’Anthropic pour des raisons de sécurité nationale ou le report de la sortie du modèle GPT-5.6 d’OpenAI, illustrent cette approche fragmentée. Chavez critique ce manque de transparence et appelle à une régulation plus prévisible.
Par ailleurs, la Banque des Règlements Internationaux a mis en garde contre les risques liés à l’essor de l’IA, notamment les pertes d’emploi et les investissements excessifs. Chavez estime qu’un cadre de régulation inspiré des tests de résistance pourrait prévenir ces risques systémiques et offrir un environnement plus stable pour l’innovation dans le secteur de l’IA.

