Le président Xi Jinping assistera à la cérémonie d’ouverture de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle 2026 (WAIC) à Shanghai et prononcera un discours d’ouverture, marquant sa première participation en personne depuis la création de l’événement. Ce geste souligne la montée en puissance de l’IA dans les priorités de Pékin, perçue comme un levier de croissance économique, de compétitivité technologique et d’influence normative mondiale.
Le retour de Xi à la WAIC
La décision de Xi de venir en personne, après avoir auparavant envoyé une lettre de félicitations, signe une montée en importance politique de la conférence. Si la présence de responsables de très haut rang avait déjà mis en lumière l’importance de la WAIC ces dernières années, la venue de Xi la place désormais au centre de l’agenda stratégique technologique de la Chine.
Une WAIC plus grande et plus ambitieuse
La conférence de quatre jours s’accompagne cette année d’une réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA et promet une ampleur accrue : plus de 140 forums, environ 1 400 invités, quelque 1 100 exposants et plus de 300 produits dévoilés pour la première fois au monde. Cette programmation reflète la volonté de la Chine de mettre en avant l’innovation nationale et d’attirer coopération et investissements internationaux.
Enjeux politiques et économiques
Pékin considère l’IA comme un élément central de la croissance économique future. Les rencontres de Xi avec des start-up et des incubateurs, où il a évoqué le « développement explosif » de l’IA, cadrent la technologie à la fois comme une priorité industrielle et une question de politique publique. La WAIC offre au leadership l’occasion d’aligner la stratégie d’État avec les acteurs du marché et les institutions de recherche.
Implications pour la compétitivité technologique
Le discours de Xi sera scruté pour y déceler des signaux sur les financements, la politique industrielle et l’orientation réglementaire. On attend notamment une intégration renforcée de l’IA dans la fabrication, les services et l’aménagement urbain, ainsi que des initiatives destinées à stimuler les écosystèmes d’IA nationaux et à réduire les dépendances étrangères.
Vers l’élaboration de règles à l’échelle mondiale
L’organisation, en parallèle de la WAIC, d’une réunion de haut niveau sur la gouvernance positionne la Chine pour influer sur les normes internationales en matière de sécurité de l’IA, de standards et de gouvernance des données. La présence de Xi peut être lue comme une volonté d’accroître l’influence chinoise dans les instances de régulation internationales et de promouvoir une vision nationale d’un développement responsable de l’IA.
À surveiller
Parmi les éléments à suivre figure l’annonce de politiques accompagnant le discours, les engagements concrets des entreprises chinoises et tout nouveau cadre proposé pour la gouvernance transfrontalière de l’IA. L’interaction entre la stratégie pilotée par l’État et l’innovation du secteur privé déterminera la rapidité avec laquelle Shanghai, et la Chine dans son ensemble, pourront transformer la rhétorique en avantage compétitif.
Conclusion
La participation de Xi Jinping à la WAIC 2026 élève la conférence au-delà d’un simple salon technologique pour en faire une plateforme stratégique. Elle traduit l’ambition de la Chine de prendre la main sur l’avenir de l’IA — de son déploiement économique à la définition des règles internationales — tout en affirmant Shanghai comme point focal des ambitions nationales dans ce domaine.

