Lors d’une récente conférence sur l’intelligence artificielle à Athènes, des personnalités influentes du secteur technologique et du gouvernement ont discuté des implications futures de l’IA. Demis Hassabis, cofondateur de DeepMind, a souligné l’importance cruciale de l’apprentissage tout au long de la vie à mesure que l’IA évolue. Il a mis en avant l’importance des “méta-compétences”, qui permettent aux individus d’apprendre rapidement et de s’adapter à de nouveaux sujets, affirmant que l’apprentissage continu est essentiel tout au long de sa carrière. Selon lui, ces compétences seront aussi vitales que les connaissances académiques traditionnelles.
Dans une réalisation significative, Hassabis s’est vu décerner récemment le prix Nobel de chimie 2024 pour le développement de systèmes d’IA capables de prédire avec précision le repliement des protéines, une avancée qui promet de révolutionner la médecine et la biotechnologie.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a abordé les risques liés à l’IA, avertissant que si ses bénéfices se limitaient à quelques entreprises, les inégalités mondiales pourraient s’aggraver, conduisant potentiellement à des troubles sociaux. Il a plaidé pour une croissance inclusive afin que les avantages de l’IA profitent aux citoyens ordinaires. Mitsotakis a également partagé les plans de la Grèce pour intégrer l’IA dans la gouvernance et les services publics afin de moderniser et d’améliorer l’efficacité.
Dans un moment plus léger, Mitsotakis a remercié Hassabis d’avoir ajusté le programme de sa présentation pour éviter de chevaucher la demi-finale de basket Grèce contre Turquie, bien que la Grèce ait perdu le match 94-68. La conférence a mis en lumière le double potentiel de l’IA à transformer la science et la société tout en soulignant la nécessité d’une répartition équitable des bénéfices.

