Les secteurs industriels en Chine adoptent rapidement l’intelligence artificielle pour améliorer leur efficacité, soutenus par l’appui du gouvernement. Cependant, des experts avertissent que des domaines comme la santé et l’aérospatiale pourraient présenter des risques trop élevés pour une transition vers des agents autonomes. L’IA, saluée comme le catalyseur d’une “quatrième révolution industrielle”, évolue des chatbots vers une IA agentique, des systèmes capables d’exécuter de manière autonome des tâches au sein de flux de travail. Les logiciels de niveau supérieur, y compris les applications grand public et les systèmes de gestion internes, devraient être remplacés par ces agents, conçus pour comprendre la logique commerciale et réaliser des flux de travail. À l’avenir, 90 % de la valeur d’un agent d’IA proviendra de l’expertise sectorielle, alors que l’IA industrielle se concentre de plus en plus sur la connaissance intégrée de l’industrie plutôt que sur le développement de logiciels. Les agents d’IA ont le potentiel de réduire drastiquement le temps requis pour les commandes manuelles de chaînes d’approvisionnement, passant de plusieurs heures à quelques minutes grâce à l’analyse de données automatisée, la planification, la reconnaissance des risques et la prise de décision. Cette transformation est impulsée par la stratégie “AI Plus” de Pékin, qui fixe des objectifs d’adoption ambitieux dans les secteurs de la fabrication, de l’agriculture et des services, visant plus de 70 % d’ici 2027 et plus de 90 % d’ici 2030. Malgré ces ambitions, les logiciels industriels chinois, notamment dans la fabrication avancée, restent dépendants de technologies étrangères.
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