Une nouvelle startup londonienne, Zaro, a émergé de la discrétion en levant 5,1 millions de dollars lors d’un tour de financement préliminaire mené par Cherry Ventures. Zaro ambitionne de révolutionner les espaces de travail en intelligence artificielle en créant une plateforme que les entreprises possèdent, plutôt que de dépendre de fournisseurs de logiciels. La startup a attiré des investisseurs notables, dont Thomas Wolf, cofondateur de Hugging Face, et Thomas Dohmke, PDG de GitHub, entre autres.
L’équipe fondatrice de Zaro est composée d’anciens employés de Convergence, une startup d’agents d’IA acquise par Salesforce. Ils ont joué un rôle clé dans le développement d’Agentforce de Salesforce mais ont identifié un défaut majeur : les entreprises utilisant Agentforce contribuaient à la couche de données de Salesforce plutôt qu’à la leur. Cette observation les a conduits à créer Zaro, qui regroupe divers outils d’IA en un espace de travail unique, permettant aux entreprises de conserver la propriété de leur contexte et de réduire les coûts.
Le lancement de Zaro intervient à un moment où le marché des logiciels d’entreprise évolue, les entreprises remettant en question la viabilité des modèles SaaS par utilisateur à l’ère des agents d’IA. La proposition unique de Zaro est que les entreprises devraient contrôler leur contexte d’IA, un concept qui résonne avec la tendance croissante vers la gouvernance d’entreprise plutôt que la dépendance aux fournisseurs. Cependant, les affirmations de la startup doivent encore être pleinement testées sur le marché, et le défi reste de savoir si elle peut s’imposer avant que de plus grands concurrents ne répliquent leur modèle.

