NVIDIA a annoncé le lancement de la montée en cadence de la plateforme Vera Rubin NVL72, affirmant que la chaîne d’approvisionnement s’étend sur plus de 350 usines dans 30 pays et que plus de 300 partenaires ont déjà déployé des racks liés à la plateforme. L’annonce, publiée la veille d’un événement IA majeur d’un concurrent, met l’accent sur la production, les déploiements clients et des données de performances destinées aux charges d’agents IA.
## Pourquoi NVIDIA mise sur les CPU face à l’évolution des IA
NVIDIA avance que l’émergence des agents IA — systèmes capables de planifier, invoquer des outils, exécuter du code et orchestrer des tâches — change la nature des charges serveur. Dans ce contexte, les CPU redeviennent un goulot critique : ils doivent traiter de nombreux appels à faible latence, gérer l’orchestration des tâches et restituer rapidement les résultats aux GPU. L’entreprise estime que cette transformation pourrait redessiner la taille du marché des CPU serveur, évoquant une opportunité potentielle jusqu’à 200 milliards de dollars.
## Architecture et performances revendiquées de Vera
Le processeur Vera revendiqué par NVIDIA est présenté comme un CPU conçu pour les charges « agentiques ». Il embarque 88 cœurs maison baptisés Olympus et offre, selon NVIDIA, une bande passante mémoire de 1,2 To/s. La firme met en avant des gains d’architecture : amélioration significative des performances mono‑cœur (NVIDIA évoque un doublement dans certaines mesures), une bande inter‑cœurs multipliée par trois et une latence mémoire inférieure d’environ 40 % par rapport à certains designs à chiplets concurrents. Des tests clients cités par NVIDIA indiquent aussi des améliorations concrètes : jusqu’à 1,6× plus d’agents concurrentiels et 2,2× d’accélération de l’orchestration selon DeepInfra, et 1,8× de rapidité sur certaines tâches par rapport à des CPU x86 dans des annonces antérieures.
## Vera Rubin : une offre d’infrastructure complète
Vera n’est pas présenté comme un simple CPU isolé mais comme une brique d’un système plus large. La plateforme Vera Rubin combine le CPU Vera, des GPU Rubin, des puces réseau et des éléments d’accélération d’inférence (dont des racks Groq 3 LPX intégrés), avec l’objectif de fournir des racks optimisés pour l’entraînement, l’inférence temps réel et la mise à l’échelle test‑time. NVIDIA indique que des acteurs de l’écosystème — fournisseurs cloud et intégrateurs — déploient déjà des racks NVL72 ; Google Cloud propose par exemple des instances A5X basées sur cette configuration. CoreWeave rapporte, sur des tests DeepSeek‑R1, un gain de 10× en tokens générés par mégawatt‑seconde par rapport à une génération précédente.
## Clients, volumes et modèle commercial
NVIDIA affirme avoir livré des puces Vera à plusieurs acteurs majeurs dès juin, citant des entreprises d’IA et de l’espace. L’entreprise mise sur un modèle d’intégration verticale : vendre des systèmes comple

