Les commerçants transfèrent de plus en plus le fardeau des coûts liés aux rétrofacturations et à la fraude sur les consommateurs, comme le souligne un récent rapport de l’industrie. Ce changement est principalement motivé par la “fraude amicale”, où les clients contestent des achats légitimes. Selon le rapport, 38 % des commerçants répercutent désormais ces coûts sur les consommateurs par le biais de prix plus élevés, contre 32,5 % l’année précédente. La fraude amicale, qui représente 75 % des rétrofacturations, implique souvent des clients qui contestent par erreur ou intentionnellement des frais pour des achats qu’ils ont effectués et reçus. La facilité avec laquelle il est possible de contester des frais a contribué à une “culture de la rétrofacturation”, où annuler une transaction est souvent plus simple que l’achat lui-même. Bien que toutes les contestations ne soient pas malhonnêtes, l’impact financier sur les commerçants est considérable, chaque dollar perdu à cause de la fraude leur coûtant jusqu’à 4,61 dollars. Ce coût se reflète finalement dans des prix de détail plus élevés, affectant tous les consommateurs, y compris ceux qui ne contestent jamais de frais.

