Valar Atomics, start‑up nucléaire basée à El Segundo, a bouclé un tour de financement de 1 milliard de dollars mené par Sequoia Capital, une opération qui doit lui permettre de passer de la démonstration à la production en série de ses petits réacteurs, indique un communiqué lundi. La transaction valorise Valar à 6 milliards de dollars, somme incluant les capitaux injectés, et l’entreprise a par ailleurs obtenu une ligne de crédit de 200 millions de dollars.
Les investisseurs Atreides Management, Point72 et Snowpoint Ventures ont également participé à ce financement de série B, et Shaun Maguire, associé chez Sequoia, va rejoindre le conseil d’administration de Valar, précise le même communiqué.
Un microréacteur Valar a par ailleurs été aperçu à bord d’un avion C‑17 au March Air Reserve Base.
Valar Atomics : objectifs et jalons techniques
Valar développe des centrales nucléaires de nouvelle génération, produites en usine puis livrées sur site pour alimenter des centres de données, des sites industriels ou d’autres installations. Ces petits réacteurs modulaires visent à réduire les coûts et à accélérer le déploiement dans un secteur connu pour ses dépassements de budget et ses retards ; il n’existe actuellement aucun réacteur de ce type en service en dehors de la Chine et de la Russie.
La société fait partie des quatre entreprises ayant atteint cette année une étape technique majeure en démarrant une réaction en chaîne nucléaire auto‑entretenue libérant un flux d’énergie stable. En juillet, Valar est allé plus loin en utilisant cette réaction de fission pour produire suffisamment d’électricité pour alimenter une puce IA de Nvidia et héberger un site web. Valar et Nvidia prévoient désormais une installation IA de 30 mégawatts dans l’Utah, alimentée par des systèmes Valar.
Le financement doit accélérer les plans de fabrication de Valar. « L’IA se développe très vite. Nous avons besoin de beaucoup d’énergie dans tous les sens », a déclaré Isaiah Taylor, directeur général de Valar. « Il s’agit vraiment d’échelle pour nous. C’est la puissance de feu dont nous avons besoin pour construire. »
Taylor a ajouté que l’entreprise veut prouver sa cadence de production : passer de la construction d’un réacteur par an à un tous les six mois, puis à un par mois et ensuite encore plus rapidement.

