Après leurs introductions en bourse à Hong Kong en janvier, les résultats du premier semestre montrent que Z.ai et MiniMax empruntent des trajectoires financières différentes : Z.ai séduit les analystes avec une forte progression des revenus et des performances de modèle jugées de premier plan, tandis que MiniMax fait face à un scepticisme croissant lié à des benchmarks techniques moins convaincants et à des interrogations sur ses perspectives de croissance.
Chiffres clés et ARR de Z.ai et MiniMax
Z.ai, basé à Pékin et aussi connu sous le nom de Zhipu AI, a annoncé lundi une hausse annuelle de près de 400 % de son chiffre d’affaires semestriel, à 953,9 millions de yuans (US$142 millions). Par contraste, MiniMax, rival basé à Shanghai, a vu son chiffre d’affaires progresser de 283 % à US$116,6 millions, selon son rapport financier publié la semaine dernière.
Le fossé commercial apparaît encore plus marqué sur l’indicateur d’ARR (annual recurring revenue). Tang Jie, cofondateur et scientifique en chef de Z.ai, a déclaré lors d’une conférence sur les résultats que l’ARR avait atteint US$1,6 milliard en se basant sur les résultats d’août. Yan Junjie, fondateur et PDG de MiniMax, a pour sa part annoncé un ARR de US$800 millions en août, soit la moitié de celui évoqué par Z.ai. Yan a toutefois reconnu lors d’un appel privé post-résultats que MiniMax avait calculé ce chiffre en prenant les revenus d’une seule semaine d’août et en les multipliant par 52, selon une personne familière du dossier.
Réactions du marché
Les communiqués et chiffres publiés depuis les IPO semblent donc avoir divergé en termes d’interprétation : Z.ai bénéficie d’une réception positive alimentée par sa croissance et ses performances techniques, tandis que MiniMax doit répondre aux questions suscitées par ses méthodes de calcul de l’ARR et ses benchmarks techniques. Les éléments fournis ne détaillent ni conséquences futures ni réactions additionnelles d’investisseurs ou d’autres parties prenantes.

