Le 18 juillet 2026, l’envoyé technologique des Nations unies, Amandeep Gill, a appelé à un renforcement de la coopération internationale sur la gouvernance de l’IA lors de la réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA, organisée dans le cadre de la World AI Conference à Shanghai. Selon Gill, les défis et les opportunités liés à l’intelligence artificielle dépassent les frontières nationales et ne peuvent être traités efficacement par des États agissant isolément.
## Gouvernance de l’IA : au-delà de la seule régulation
Gill a insisté pour que la gouvernance de l’IA ne se limite pas aux instruments réglementaires. “Les enjeux de la gouvernance de l’IA vont bien au‑delà de la réglementation. Il s’agit de développement. Il s’agit d’équité. Il s’agit de confiance”, a‑t‑il déclaré, en soulignant que la conversation globale doit inclure le développement, l’équité et la confiance. Il a mis en garde contre une réponse fragmentée, faute de coordination internationale.
## Les éléments clés : science, politique et capacité
L’envoyé de l’ONU a résumé la feuille de route pour une gouvernance efficace en trois piliers interdépendants : la science, la politique et la capacité. Il a expliqué que ces composantes doivent être soutenues par une coopération pratique visant à combler les écarts en matière d’infrastructures numériques, d’accès aux ressources de calcul et de capacités techniques entre pays.
## Coopération pratique pour réduire les disparités
Gill a souligné que les systèmes d’IA, les flux de données, les chaînes d’approvisionnement, les investissements et les impacts sociétaux de la technologie transcendent de plus en plus les frontières nationales. Cette réalité, selon lui, rend essentielle une coopération internationale permettant de partager largement les bénéfices de l’IA tout en en minimisant les risques, notamment en aidant les pays à différents stades de développement à accéder aux ressources nécessaires.
## Un dialogue mondial en construction
L’envoyé a également fait référence au premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA tenu récemment à Genève, qu’il a qualifié d’étape importante vers un consensus international sur le développement responsable et la gouvernance de l’IA. Pour Gill, ces espaces de dialogue sont nécessaires pour construire des cadres inclusifs où tous les pays peuvent participer de manière significative.
En appelant à une gouvernance de l’IA fondée sur la science, la politique et la capacité, Amandeep Gill a plaqué la nécessité d’une action collective : sans une coopération internationale renforcée, les inégalités d’accès et les risques transfrontaliers risquent de s’aggraver, tandis que les avantages potentiels de l’IA resteraient inégalement répartis.

