Samsung a demandé au Korean Intellectual Property Office (KIPO) la réexamen de deux brevets invoqués contre le Galaxy S24 aux États-Unis, contestant leur nouveauté et leur caractère inventif. Les requêtes ont été déposées par Samsung Display les 25 et 27 août et portent sur les brevets américains n° 8,698,712 et n° 8,093,592, respectivement relatifs à la structure de pixels OLED et à la technologie des transistors à couche mince (TFT).
Galaxy S24 au cœur des accusations de NeoLayer
NeoLayer, une entité non pratiquante (NPE), a utilisé ces deux brevets parmi six dans sa première plainte pour violation de brevets déposée en décembre 2025 devant le US District Court for the Eastern District of Texas. Dans cette affaire, NeoLayer évoque explicitement le Galaxy S24, affirmant notamment pour le brevet n° 8,698,712 que l’écran utiliserait « deux dispositifs émetteurs de lumière », chacun doté de son propre interrupteur de commande et d’un interrupteur d’adressage.
En juin, NeoLayer a déposé une seconde plainte pour violation de brevets contre Samsung Electronics, alléguant cette fois l’atteinte à trois brevets et mentionnant à nouveau le Galaxy S24.
Samsung remet désormais en cause la brevetabilité — c’est‑à‑dire la nouveauté et l’activité inventive — des deux brevets visés. Si la réexamen concluait que l’un ou l’autre ne répond pas à ces critères, cela pourrait affaiblir les revendications de NeoLayer, mais la procédure de réexamen n’interrompt pas le procès en cours aux États‑Unis. La suite du dossier se précisera dans les mois à venir.

