LambdaVision, une entreprise innovante de biotechnologie basée à Woodbridge, Connecticut, a levé 7 millions de dollars lors d’un tour de financement initial pour développer une rétine artificielle à base de protéines. L’entreprise utilise la microgravité pour fabriquer cette rétine expérimentale, destinée à aider les patients souffrant de maladies dégénératives de la rétine à retrouver la vue. Ce financement, dirigé par Seven Seven Six et Aurelia Foundry Fund, avec le soutien de Seraphim Space, permettra de poursuivre le développement préclinique et d’accroître la production en milieu spatial jusqu’en 2027.
Chaque année, des millions de personnes perdent la vue à cause de maladies comme la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l’âge, avec peu d’options de traitement efficaces. En exploitant la microgravité à bord de la Station spatiale internationale (ISS), LambdaVision produit des films minces de protéines de 200 couches, une capacité de fabrication difficile à reproduire sur Terre. Neuf missions réussies à l’ISS, en partenariat avec la NASA et Space Tango, ont validé le processus et affiné les méthodes de fabrication en milieu spatial de LambdaVision, ouvrant la voie à une production à grande échelle et à de futurs essais cliniques.
LambdaVision prévoit de continuer à lever des fonds en préparation de son tour de série A. Cette annonce coïncide avec la participation de la PDG Nicole Wagner au Payload Investors Summit, où elle discutera de la biomanufacture, de l’infrastructure orbitale et de la santé humaine. Avec plus de 15 millions de dollars de financement antérieur de la NASA, de la National Science Foundation et de l’Institut national de l’œil, LambdaVision est prête à amener sa rétine artificielle fabriquée en microgravité à des essais cliniques, ouvrant une nouvelle frontière pour restaurer la vision de millions de patients à travers le monde.

