La fintech allemande NaroIQ a levé 6,5 millions de dollars lors d’un tour de financement initial pour développer une alternative européenne au marché des fonds négociés en bourse (ETF) dominé par les États-Unis. Basée à Cologne, l’entreprise a obtenu ce financement grâce aux sociétés de capital-risque berlinoises Magnetic et Redstone, ainsi qu’à l’investisseur existant General Catalyst. NaroIQ prévoit d’utiliser ces fonds pour étendre sa plateforme numérique, facilitant le lancement et la gestion d’ETFs et de fonds communs de placement pour des fournisseurs plus modestes.
Le co-fondateur et PDG de NaroIQ, Chris Püllen, anticipe une transition majeure où les ETFs remplaceront les fonds communs de placement dans le marché de détail au cours de la prochaine décennie, réduisant ainsi les marges. Le marché européen des fonds, qui gère 22,9 trillions d’euros d’actifs, est freiné par des systèmes obsolètes, ce qui exerce une pression sur les marges du secteur.
NaroIQ mise sur une demande croissante de souveraineté financière en Europe, où les entreprises américaines dominent actuellement le marché des ETFs. Le partenaire fondateur de Magnetic, David Rosskamp, estime que l’infrastructure numérique de NaroIQ est cruciale pour améliorer l’efficacité et réduire les coûts. En utilisant des technologies API et cloud, la plateforme de NaroIQ vise à automatiser les opérations de fonds, réduisant ainsi les coûts de lancement et de gestion.
Fondée en 2022, NaroIQ a précédemment levé 3 millions de dollars en financement préliminaire et prévoit de lancer ses premières intégrations partenaires cette année. Malgré les défis réglementaires et les relations établies dans l’industrie des fonds, l’entreprise espère que sa technologie incitera les petits fournisseurs à rivaliser avec les grands acteurs du marché.

