Le tram sans rails ART, développé par le constructeur chinois CRRC depuis 2013, pourrait être envisagé pour l’Iran en raison des liens existants entre l’entreprise et la municipalité de Téhéran.
Le système hybride, présenté comme « un bus, un tram et un train réunis en un seul », fonctionne grâce à des marquages routiers blancs peints et circule sur des voies spécialement réservées, avec l’assistance d’un conducteur. Alimenté par batterie, l’ART peut accueillir 307 passagers répartis sur trois caisses et atteindre des vitesses allant jusqu’à 70 km/h, selon ses concepteurs.
CRRC travaille actuellement à l’installation d’une voie de 6,5 kilomètres à Zhuzhou et espère mettre l’ART en service d’ici l’année prochaine. Le dispositif ne nécessite pas l’installation d’infrastructures de tramway traditionnelles, souvent assorties de coûts se chiffrant en millions de dollars, ce qui constitue un argument mis en avant pour son adoption.
La firme chinoise est déjà le principal fournisseur des rames de métro de Téhéran et d’autres grandes villes iraniennes. Il est toutefois trop tôt pour affirmer que l’ART sera implanté en Iran ; la relation étroite entre CRRC et la municipalité de Téhéran laisse penser que son arrivée n’est pas exclue dans un avenir proche.
Fonctionnement du tram sans rails ART
Le système semi-autonome se distingue du Bus Rapid Transit (BRT) de Téhéran — qui circule sur certaines des artères les plus fréquentées de la capitale de plus de 12 millions d’habitants — par son hybride tram/bus et par son guidage via marquages routiers plutôt que par des rails traditionnels.

