Arthur Mensch, le directeur général de Mistral, a affirmé que l’entreprise ne s’immiscerait pas dans l’utilisation de son intelligence artificielle par des clients du secteur de la défense, soulignant que les militaires savent mieux que les entreprises comment utiliser les armes. Mistral se concentre désormais sur les clients industriels tels qu’Airbus et BMW, ainsi que sur les opérations de défense gouvernementales. Les activités de défense représentent entre 10 et 15 % des revenus de Mistral, avec des contrats actifs pour les forces armées françaises, singapouriennes et luxembourgeoises. La société propose une plateforme logicielle avec des agents autonomes capables d’agréger de grandes quantités de données provenant de diverses sources, utile pour la coordination tactique sur le champ de bataille. Mensch a également annoncé un partenariat de cinq ans avec Airbus, intégrant les opérations de défense du constructeur aéronautique européen. Mistral développe des modèles d’IA plus petits pouvant être intégrés dans des systèmes d’armes ou d’autres équipements de défense, tels que des drones, pour une efficacité accrue. Mensch a insisté sur le fait que le ministère de la Défense a plus de légitimité pour prendre des décisions concernant l’utilisation des technologies de Mistral. Par ailleurs, Mistral travaille vers l’intelligence artificielle générale (AGI), un système futuriste censé égaler ou dépasser les capacités intellectuelles humaines. Mensch a assuré que les modèles sont déployés dans des environnements où ils peuvent être déconnectés, garantissant ainsi la sécurité et le comportement contrôlé des systèmes. Mistral développe également un produit de cybersécurité destiné aux entreprises, prévu pour cette année, afin de protéger contre les attaquants équipés d’IA.

