Lors de la conférence sur l’économie de l’IA à Sydney, l’orateur a souligné l’impact croissant des agents invisibles, ou systèmes d’IA, sur les marchés. Ces agents, capables de réaliser des transactions à la vitesse de la machine, posent la question cruciale de savoir dans quel intérêt ils agissent. Bien que l’IA puisse stimuler la concurrence en permettant aux startups de rivaliser avec les grandes entreprises, elle présente aussi des risques de concentration du marché, notamment en raison des coûts élevés des puces, des données privées, des effets de réseau, du talent immobile et des écosystèmes fermés.
L’orateur a mis en lumière les défis posés par le commerce agentique, où les agents automatisés pourraient réduire les coûts de recherche mais aussi introduire de nouveaux gardiens imprévisibles. Les politiques de concurrence doivent s’adapter pour garantir que ces agents servent véritablement les consommateurs. Parmi les préoccupations figurent la manipulation cachée, la personnalisation des prix, le jeu des agents et la coordination des machines, qui pourraient conduire à des pratiques anticoncurrentielles.
Pour contrer ces risques, l’orateur a proposé quatre tests pour les agents invisibles : la loyauté, la contestabilité, la vérifiabilité et la responsabilité. Ces principes visent à garantir que les agents agissent dans l’intérêt des consommateurs, tout en maintenant un marché ouvert et concurrentiel. Avec l’essor de l’IA, il est crucial de surveiller les pratiques commerciales et de s’assurer que la technologie améliore véritablement l’expérience des consommateurs sans compromettre la concurrence.

